Association Les Amis de Thionck-Essyl - retour à l'accueil

Difficultés économiques

Un grand village authentique

A Thionck-Essyl, pas de maison coloniale, pas d'immeubles, pas de pancartes de rues, pas de numéros, pas de goudron . Il n'est pas pensable non plus de posséder une automobile ; l'eau courante n'est pas distribuée dans les foyers, l'électricité est un luxe ; pas question de posséder un fer à repasser électrique!

A Thionck-Essyl, la femme est encore accroupie pour faire la cuisine ; c'est elle qui sera la première levée pour transporter l'eau sur la tête ; elle transportera aussi le riz depuis les rizières ou bien le bois pour cuisiner. Au coeur de la vie domestique, elle déploie de grandes qualités d'organisation dans les assemblées de quartiers.

Les enfants, associés aux tâches quotidiennes, sont nombreux dans chaque famille et pleins de vitalité . La nourriture, partagée assis par classes d'âge autour du plat communautaire, est à base de riz.

Un sous-développement économique

Les Essyliens vivent dans une extrême précarité sanitaire à cause de leur isolement géographique et du manque d'infrastructures médicales et de personnel qualifié ( jusqu'en 2003 aucun médecin) alors que la population est très exposée notamment à la malaria (pendant la saison des pluies, tous les actifs participent au travail dans les rizières et sont exposés aux moustiques). On peut se réjouir qu'un centre de santé ait été récemment inauguré ; on notera qu'il ne comporte pas de bloc opératoire.

La pauvreté ambiante ne favorise pas le commerce : les petites boutiques sont limitées et curieusement le marché est totalement désert.

Il existe un centre bancaire, un télé-centre (téléphone public) mais pas de service postal : le courrier est distribué à Bignona, à 2 heures de piste.

Si le taux de scolarisation n'est pas négligeable, les infrastructures scolaires sont nettement insuffisantes : 4 écoles primaires surchargées ; un collège catholique, un collège public devenu lycée depuis 2 ans où les classes oscillent autour de 50 à 60 élèves.

On ne croise pas beaucoup de vieillards ! Les jeunes (15-35ans) constituent 62% de la population . Le problème pour ces derniers, c'est de pouvoir se trouver un avenir chez eux : l'oisiveté et l'exode les menacent en même temps qu'ils se leurrent sur le monde occidental qui les fascine .